Un Joyeux nonanniversaire ma 2ans

C’était hier mais on a fêté ça samedi parce que c’était plus pratique.

Comme l’année dernière, ton cadeau est trop grand pour toi mais tu t’acharnes.

Comme l’année dernière j’ai prévu trop de gâteaux et trop peu de champagne.

Comme l’année dernière nous n’aurons pas de belles photos.

 

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L'élan de nonaniversaire

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Cette année tu as soufflé tes bougies toute seule, sans aide.

Cette année tu parles comme une grande, tu chantes plus juste que ton papa, tu n’as pas peur du noir, tu fais du tambour avec des cuillères et la cuisine avec tes baguettes.

Cette année la fête a continué quand tu t’es couché, si sagement. Et j’ai savouré ce moment comme si c’était un peu mon tour.

Cette année c’était ma première fête depuis au moins le premier jour où j’ai su que tu arriverais. C’était très simple mais ça compte. C’était sans prétention, sans grandes effusions mais ça fait du bien.

Cette année nous avions une maison pour faire la fête chez nous et une chambre pour les  ceux qui voulais rester jusqu’au lendemain. Certains en ont profité et ça m’a touché.

Cette année, pour la première fois depuis que tu es là tu m’a permis de profiter sans toi, un peu comme avant toi. Depuis deux ans je crois que je  t’aime plus que je n’ai aimé qui que ce soit ou quoi que ce soit.

Aujourd’hui j’en suis sûre.

Merci.

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La rentrée

Pas de rentrée cette année. L’année dernière c’était déjà comme ça, et ça faisait tout drôle. Aujourd’hui je ne m’y fait pas non plus.

La rentrée à toujours été pour moi un moment important. Je n’ai pas forcement bien vécu ma scolarité au fil des années ; socialement quand j’étais plus jeune, puis au niveau des études un peu plus tard.

Alors chaque année la rentrée avait une signification de renouveau, d’espoir : « peut-être que l’année qui arrive sera meilleure que la précédente… »

L’année de ma grossesse j’ai tout arrêté, et par la même occasion j’ai réglé mes problèmes de vie sociale et professionnelle en faisant une croix dessus.

Cette année ma fille est trop petite pour l’école. Elle n’ira pas à la crèche non plus. En tant que « mère au foyer » je n’ai pas de place. Je suis heureuse d’avoir ma fille à la maison mais des fois c’est un peu dure, quand elle me fait tourner en bourrique, quand les soucis du quotidien me rappellent. Finalement tout ça est très contradictoire.

Si j’avais eu un emploi, j’aurais pris un congé parental. Aujourd’hui je n’ai pas de temps pour moi, pas de travail qui m’attend pour quand ma fille ira à l’école et peu d’amis avec qui me changer les idées (mille merci à ceux qui sont là !).

Aujourd’hui ma vie c’est ma fille. Je l’aime plus que tout. Depuis sa naissance, je ne l’ai jamais quitté plus de quelques heures, très ponctuellement. Aujourd’hui je ne me vois pas vivre sans elle près de moi à chaque instant. Et pourtant je ne veux pas être trop protectrice, toujours sur sont dos.

Quand nous allons au parc ou à la ludothèque, que je la vois regarder les autres timidement et leur offrir des petits cailloux ça me fait un pincement au cœur.  Quand elle les tape aussi je me sens coupable de ne pas lui avoir appris à vivre avec les autres.

Cette année je n’ai pas de rentrée, ma fille non plus. Cette année il faudra construire des projets, se préparer pour l’année prochaine, parce que l’année prochaine, c’est la rentée en maternelle, et elle me manque déjà.

 
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